Petit guide
du
canoë-kayak

Les formes de pratique


Le matériel obligatoire

Pour faire du kayak ou du canoë, il est trés important de se procurer le matériel indispensable. Il faut choisir le bateau et la pagaie en fonction de la discipline choisie et aussi s'équiper obligatoirement d'un boléro (gilet de sauvetage) et très souvent d'une jupe et d'un casque. Cela pour une meilleure sécurité sur l'eau.

casque gilet ou bolero

La course en ligne

Pour cette discipline, on utilise des embarcations prévues pour aller très vite. La résistance à l'eau est donc la plus réduite possible et le bateau est facile à diriger (gouvernail pour les kayaks). Ce bateau est très instable si bien qu'il faut un très bon entrainement pour se sentir à son aise.

Types
K1 K2 K4 C1 C2 C4
longeur 520 cm 650 cm 1100 cm 520 cm 650 cm 900 cm
largeur 51 cm 55 cm 60 cm 75 cm 75 cm 75 cm
masse 12 kg 18 kg 30 kg 16 kg 20 kg 30 kg

Ce sont de très beaux bateaux autrefois en bois moulé et de plus en plus en polyester ou en carbonne et kevlar. Les kayaks, qu'ils soient monoplaces, biplace ou quadriplace, sont manoeuvrables grâce à un gouvernail actionné par un système de palonnier qui est commandé avec les pieds par l'équipier avant. En canoë, le céïste à une position particulière appelée "tchèque".

Comme dans toutes les disciplines, le choix de la pagaie est très important : il faut faire attention à la forme et dimension de la pale et du manche.

Position tcheque

Pour la compétition, en France, on organise des régates régionales (sélective pour le championnat de France), interligues et internationales.

Les différentes épreuves sont :

Les courses se déroulent par catégories, (il n'y a pas d'équipage mixte). Neuf embarcations sont tenues au départ, elles sont disposées en ligne ; l'imminence du départ se traduit par les mots "Attention s'il vous plait ....." et le départ par "GO !". Les concurrents s'élancent le plus vite possible vers la ligne d'arrivée matérialisée par l'alignement de deux bouées spéciales. Le règlement de cette discipline est très complexe. Pour se trouver en finale, il faut effectuer plusieurs courses : il y a des éliminatoires, demi-finales et finales.

Le slalom

Le slalom est une spécialité d'eau vive. Les kayaks ou canoës de slalom sont très manoeuvrables, ils ont un faible volume et sont plats. Dans cette discipline, le matériel évolue beaucoup et vite ; la recherche technologique a une grande place dans ce sport en mouvement.

Types
K1 C1 C2
longeur 4,00 m 4,00 m 4,58 m
largeur 0,60 m 0,70 m 0,80 m

Pour la sécurité du compétiteur, il faut que le bateau soit très bien équipé. Il doit être muni de réserves de flottabilité, de calages avec chandelles avant et arrière. Les anneaux de bosse doivent être en bon état. La vitesse, la parfaite précision et une absolue maîtrise de l'embarcation permettent au slalomeur qui navigue dans un milieu mouvementé de se déplacer sans risque sur les bassins de slalom. Ceux-ci sont aérés et les portes qui servaient auparavant d'obstacles, constituent maintenant des repères utiles qui délimitent une courbe idéale. Le slalom est maintenant un enchaînement de trajectoires données, avec un maximum de vitesse.

kayak slalom

Les pagaies utilisées par les slalomeurs sont plus courtes que pour la course en ligne. Le casque, le boléro, et la jupe (le plus souvent en Néoprène) sont indispensables. Les compétiteurs sont légèrement vêtus : lainage fin, un collant, des bottillons Néoprène aux pieds.

Une compétition de slalom de dispute sur une rivière de classe III à IV. La rivière est encombrée de rochers et de 25 portes installées sur un parcours de 800 mètres ; celle-ci se descend en quatre minutes environ. Les portes se passent en marche avant ou arrière, des plaques numérotées et placées sur les portes déterminent le sens et l'ordre du passage. De plus les fiches qui encadrent verticalement le passage sont peintes de couleurs différentes : vert et blanc lorsque le slalomeur doit descendre la porte et rouge et blanc lorsqu'il doit la monter. Ces fiches sont espacées au minimum d'un mètre vingt et sont suspendues à dix centimètres au-dessus de l'eau.

Les concurrents sont libérés toutes les minutes et si un compétiteur est rattrapé, il doit laisser le passage. Pour les courses en patrouille (trois équipiers), les trois bateaux de la patrouille doivent franchir une porte T (team) dans un délai de 15 secondes sous peine d'une peinalisation. De nombreux juges installés le long du parcours vérifient si les compétiteurs passent les portes dans le bon sens.

La France organise différents types de compétitions : compétitions régionales, championnats de ligues et des sélectifs régionaux qui donne accés au championnat de France. Les course se font selon des catégories d'embarcations, d'âges et de sexes (les équipages peuvent être mixtes).

La descente de rivière sportive

C'est aussi une pratique d'eau vive. Si la masse de l'embarcation est libre, il faut toutefois qu'elle soit très rigide, légère et robuste. Dans les remous de l'eau vive, le bateau doit être rapide et stable ; c'est pourquoi il a une ligne très tendue et presque sans giron. Il se man?uvre essentiellement sur la gîte.

Types
K1 C1 C2
longeur 4,50 m 4,30 m 5,00 m
largeur 0,60 m 0,70 m 0,80 m

Les pagaies utilisées sont un peu plus petites qu'à la course en ligne. Les compétiteurs sont vêtus comme pour le slalom (casque, boléro, dossard et jupe). Au départ de chaque course, des examinateurs vérifient minutieusement tout le matériel (gonfles, calages, anneaux de bosse...).

Les concurrents courent contre la montre sur des rivières de classe III minimum. Les départs se font toutes les minutes ; l'organisation est la même que pour le slalom, de même pour les championnats. Vu la durée de l'épreuve (25 à30 minutes) les concurrents ne font qu'une descente contre deux au slalom.

Le kayak polo

Le kayak polo est une activité assez nouvelle et peu répandue en France. On y sur un plan d'eau de 20 m sur 40 m (une piscine par exemple). Deux équipes de cinq bateaux se disputent un match qui se joue en deux fois dix minutes (avec possibilité de prolongation). Pour marquer un point, il faut envoyer une balle (de 50 à 55 cm de circonférence) sur un panneau d'un mètre de coté et suspendu à 2 m de l'eau. Le jeu qui se joue en longueur est très rapide car la balle ne peut être lancée qu'à la main et ne peut être gardée plus de trois secondes. L'arbitre quant à lui reste sur le bord du plan d'eau.

Les embarcations sont très man?uvrables ; les pointes sont arrondies pour éviter les accidents. Les joueurs portent un casque et la jupette et le boléro sont indispensables car il y a beaucoup d'esquimautages. Le kayak polo est un sport collectif à spectacle.

Le kayak extrême

Cette forme de pratique n'est plus de la compétition mais un loisir : le "tourisme extrême". Il se pratique sur les "hautes rivières" (classes V à VI). Les pratiquants se font une joie de déclasser les infranchissables et d'aller au bout du faisable.

Les embarcations sont des kayaks très porteurs, stables et très solides à cause des chocs en rivière parfois très violents. Les pagaies aussi doivent être très solides. Pour les descentes dans les eaux de font ou de glacier, il est très important de porter une combinaison isothermique.

Le kayak de mer

Le kayak de mer est avant tout une activité touristique, mais il existe tout de même quelques compétitions. Le kayak mer permet un usage très diversifié : de la simple promenade d'une heure ou deux à l'expédition extrême (cap Horn, Spitberg...).

Ces bateaux descendent tout droit des embarcations esquimaudes : long (5 à 5,40 m), aux lignes tendues, quillés, directeurs et très porteurs à cause des risques de gros temps. Comme la mer n'est jamais sure le kayak de mer implique une grande part de sécurité : trappes et caissons étanches, compas, ligne de vie, pagaie de rechange, filet à bagages extérieur, pompe à pied ou à main, anneaux de bosse larges. Les pagaies utilisées sont longues, aux pales étroites (pour éviter la prise au vent), solides et légères.

Le kayak de mer est aussi utilisé sur les plages pour la sécurité. Cette technique est surtout très pratiquée sur les plages anglaises qui sont d'ailleurs le berceau du kayak de mer moderne.

Pour de déplacer aisément dans les grosses vagues et les déferlantes, il existe une autre embarcation : le ski-surf. Le ski-surf est situé entre la planche et le kayak ; on est assis dessus grâce à un siège en creux. Les calages aux pieds et à la taille sont très important pour pratiquer ce sport de glisse que l'on nomme wave-ski. wave-ski

Tableau synoptique des embarcations en fonction des spécialités
C1 C2 C4 C7 C10 K1 K2 K4
Slalom X X X
Descente X X X
Course en ligne X X X X X X X X
Tourisme extrême X X X
Mer-raid X X
Surf X
Polo X
Sécurité X
Initiation X X X X X X
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